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« Pour échapper à la critique, ne rien faire, ne rien dire, n’être rien. » a dit Elbert Hubbard. Et comme vous êtes un créateur potentiel, ne rien faire n’est pas une option. Vous serez donc fatalement exposés à la critique. Quel que soit votre projet, même s’il est parfait –surtout s’il est parfait.

critiques

Cela dit, beaucoup des critiques que vous allez recevoir seront sans doute constructives. Une critique constructive est une possibilité de s’améliorer et de montrer sa bonne volonté. Une critique gratuite et non-constructive se doit d’être ignorée.

Oui mais voilà, ignorer la critique gratuite, c’est difficile, et pour cause : « On est stupéfait de la quantité de critique que peut contenir un imbécile. » a dit Victor Hugo. Manque de chance, je me sens en veine de citations aujourd’hui.

Alors que faire quand on vous attaque gratuitement sans qu’un comportement assertif ne vous sorte de là ? Voici 6 techniques à utiliser avec modération que l’on m’a présentées lors d’un séminaire sur la prise de parole en public en janvier dernier.

L’édredon

Limitez votre réponse à trois mots : « C’est vrai. » s’il s’agit d’un fait indiscutable ou « C’est possible. » si c’est une opinion de votre interlocuteur. N’argumentez pas.

Le brouillard

Ne prenez pas la critique. Laissez la passer. À utiliser lorsque la critique est virulente mais imprécise. Le but est d’obliger l’autre à reformuler : « Pardon ? » ou « Je ne comprends pas ce que tu dis. ». Reprenez le dialogue une fois la critique reformulée si elle contient un fond de vérité.

Le disque rayé

À utiliser avec modération face à des critiques gratuites et virulentes, lorsque l’interlocuteur ne tient pas compte de votre réponse.  Il s’agit de répéter votre première réponse autant de fois que nécessaire. Ne répondez pas aux arguments de l’autre, pour ne pas qu’il contre argumente. Ne contre-attaquez pas avec vos propres arguments.

Pour résumer, votre réponse ne doit pas donner d’argument.

La vérité généralisée

Subtil. Il s’agit ici de généraliser la critique de l’autre et de le renvoyer à sa propre vision du monde, tronquée, sans lui donner raison.

L’exemple qui m’avait été donné lors du séminaire était le suivant :

« -Cette couleur de robe est trop jeune pour toi.

-En effet, c’est une couleur jeune. »

L’enquête négative

Demander des précisions en sous-entendant que la critique est fortement exagérée. Toujours à utiliser face à une critique imprécise.

Exemple donné :

« -Qu’est-ce que tu es négatif !

-Qu’est-ce qui te fait dire que je suis négatif ? »

Une critique imprécise est souvent une option, et non des faits sur lesquels vous pourrez vous baser pour argumenter. Le but est d’amener l’autre à donner des précisions pour trouver l’éventuel fond de vérité de sa critique et reprendre le dialogue.

L’assertivité négative

Technique agressive à utiliser avec modération, et uniquement en cas d’exagération flagrante !

Répondre positivement à chacune des critiques, en insistant sur l’ironie de la réponse.

Exemple donné :

« -Qu’est-ce que tu es négatif !

-Ah ça oui alors ! » avec un ton et un sourire ironique.

Je précise que ces techniques ne sont pas les miennes, je ne fais que vous transmettre ce qu’on m’a appris lors de ce séminaire. Personnellement, je trouve que formulées ainsi, la plupart de ces techniques sont (très) exagérées. Mais utilisées en contexte avec parcimonie, elles peuvent se rendre utile et apporter leur petit lot de satisfaction.

Et puis, rien que le fait d’essayer d’apprendre à distinguer critiques gratuites et critiques constructives, ça n’a pas de prix.