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Avertissement : Veuillez pardonner les éventuelles envolées épiques de cet article, je l’écris en écoutant l’Estasi Dell’Oro d’Ennio Morricone. Merci de votre compréhension.

Aujourd’hui dans la rubrique actualité, un résumé de la rencontre « Demain je crée » du mardi 8 février, à Lille.

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« Demain je crée » est un réseau social dédié aux jeunes créateurs d’entreprises, avec pour objectifs d’aider ces jeunes, mais aussi de sensibiliser les étudiants et récents diplômés à l’esprit d’entreprendre. Pour relier le virtuel et le réel, le réseau organise également des rencontres entre entrepreneurs et aspirants entrepreneurs.

C’est à une de ces rencontres que, plein de fougue et d’espoir, je me suis rendu courageusement mardi soir aux côtés d’un de mes compagnons de projet.

Au programme, une présentation de Julien Lemarchand, fondateur de l’entreprise Saveur Bière qui –comme son nom l’indique- vend de la bière. Mais pas n’importe comment : ce héros des temps modernes vend cette noble boisson sur internet. Pour le moins original.

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Cela fait maintenant quatre ans que sa boîte est lancée, quatre années de périple et de… Bon j’essaie de me contrôler. Après quelques temps à ne vendre qu’aux particuliers, Saveur Bière propose maintenant des formules pour les professionnels sur Saveur Bière Entreprise.

Puis, au bout d’un moment, Julien a commencé à racheter d’autres sites sur le sujet. Ainsi, il possède maintenant les sites Bierorama, Paradis Bière et le Guide des Bières.

Oui, autant de sites consacrés à la binouze, ça me laisse pantois. Ce qui est intéressant dans ces acquisitions, c’est bien sûr que ces sites lui rapportent du trafic ciblé, mais aussi qu’il s’en sert comme d’un véritable réseau de communication. Julien vend maintenant de la publicité pour d’autres sites en rapport avec le marché de la bière sur Saveur Bière Advertising : il offre un service de qualité puisque les annonces sont disposés sur quatre sites ultra-ciblés.

Il a également acheté le site Barbecue Direct, qui vend des barbecues, et utilise sa liste de prospects de Saveur Bière pour proposer ses produits : on peut supposer que quelqu’un qui achète déjà de la bière est susceptible de manger de la merguez.

Mais un web-entrepreneur acharné et impétueux comme Julien ne pouvait s’arrêter à ce stade. Avec une persévérance intrépide, Julien a fondé plusieurs autres start-up internet. C’est ainsi qu’il en est venu, avec d’autres associés cette fois, à vendre des tapis, des canapés et des fauteuils massant, le tout sur trois sites différents.

Mais ce n’est pas tout ! Julien est également un des associés à l’origine de Cliic.com, un site d’enchères à la seconde, de Ma Boîte à Diners, site dédié à la cuisine, et de Flagrants Délices, un webzine féminin. Sur ces deux derniers sites, il ne s’agit pas de e-commerce : Julien monétise ces deux sites de contenus grâce à l’affiliation, mécanisme auquel je consacrerai un article prochainement.

Bref, il ne manque à Julien que la vente de produits numériques pour compléter son tableau de chasse de web-entrepreneur, déjà bien garni ! Pourtant, Julien ne s’y connaissait pas spécialement en bière avant de se lancer. Et je gage qu’il n’est pas non plus expert en tapis, en canapé ou en conseils sexo-cosmétiques féminins (il emploie en fait deux rédactrices pour Flagrants Délices).

D’après ses propres mots, il y a trois possibilités pour devenir web-entrepreneur.

1) Vous connaissez très bien internet et savez où acheter un produit (c’était son cas pour Saveur Bière). Vous aurez peu de marge mais pourrez toucher un public ;

2) Vous produisez un produit sans trop vous y connaître sur le net. Vous aurez plus de difficultés à vous positionner, et devrez peut être faire appel à un sous-traitant pour les parties techniques, mais vous aurez plus de marge puisque vous produisez vous même ;

3) Vous ne connaissez ni internet ni votre produit, mais vous avez de l’argent, et vous pourrez acheter du trafic.

Ce n’est à mon avis pas exhaustif (on peut vendre des produits numériques, ou connaître à la fois internet et son produit), mais très vrai.

Ce n’est donc pas moins de 13 sites que Julien a fondé (pas toujours seul, mais quand même). C’est un parcours vraiment intéressant, je trouve, et je voulais absolument le partager sur mon blog.