Lorsque l’on ambitionne de créer sa propre entreprise vient forcément un moment où se pose la question du statut. Les plus fréquentes hésitations tournent autour de la question de l’entreprise individuelle. Alors auto entrepreneur ou SASU? Nous allons tous vous expliquer !
Définition de la SASU
Par cet anagramme, on désigne une Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle. Derrière ce terme peu clair pour le grand public se cache simplement une entreprise de type SAS (société par actions simplifiée) ayant été créée par une unique personne physique ou morale. Pour avoir davantage de précisions complémentaires sur ce statut si particulier, vous pouvez consulter des sites spécialisés à l’image de www.digidom.pro par exemple. Vous y trouverez en plus toutes les informations indispensables lors de la création d’une entreprise.
Conseils pratiques pour choisir entre SASU et auto-entrepreneur
Avant de faire un choix définitif entre le statut d’auto-entrepreneur et celui de la SASU, il est essentiel d’analyser plusieurs éléments clés liés à votre profil, à votre projet et à vos priorités. Le bon statut dépendra non seulement de votre activité, mais aussi de votre capacité à gérer des obligations administratives, de votre besoin en protection sociale ou encore de vos perspectives de développement. Voici quelques conseils concrets pour vous aider à y voir plus clair.

Définir vos objectifs professionnels
Avant de faire votre choix, il est important de bien cerner vos ambitions : souhaitez-vous tester une activité à petite échelle ou créer une structure évolutive ? Le statut d’auto-entrepreneur est idéal pour démarrer seul avec un minimum de contraintes, tandis que la SASU conviendra mieux à ceux qui souhaitent développer une véritable entreprise avec une vision à long terme.
Évaluer votre situation personnelle
Le bon statut dépend également de votre situation actuelle. Par exemple, si vous êtes salarié ou demandeur d’emploi, le statut d’auto-entrepreneur peut constituer un complément de revenu temporaire. En revanche, si vous souhaitez bénéficier du régime général de la sécurité sociale ou préparer une éventuelle levée de fonds, la SASU sera plus adaptée.
Comparer les implications administratives et fiscales
Voici une liste des principales différences à prendre en compte avant de faire votre choix :
- Responsabilité : limitée naturellement en SASU, limitée sous conditions pour l’auto-entrepreneur
- Protection sociale : couverture du régime général (si rémunération) en SASU, couverture limitée pour l’auto-entrepreneur
- Fiscalité : imposition au choix (IS ou IR) en SASU, régime micro-fiscal simplifié pour l’auto-entrepreneur
- Gestion comptable : plus lourde en SASU (comptable souvent nécessaire), très allégée en auto-entreprise
- Investissements : facilités en SASU grâce à la déduction des frais professionnels, limités en auto-entreprise
- Transmission et développement : possibles en SASU, très limités en auto-entreprise
Créer sa SAS en ligne : une solution simple et rapide
Il est aujourd’hui possible de créer sa SAS en ligne en quelques clics. Ce type de service simplifie toutes les démarches administratives : rédaction des statuts, immatriculation, obtention du Kbis, etc. Des plateformes comme LegalPlace proposent un accompagnement complet, ce qui permet de gagner du temps et de s’assurer que tout est conforme juridiquement. Ce mode de création est particulièrement utile pour les entrepreneurs qui souhaitent se concentrer sur le développement de leur activité plutôt que sur les formalités administratives.

Un régime social différent
Dans le cadre d’une auto-entreprise, la responsabilité d’un dirigeant peut être limitée si une déclaration notariée d’insaisissabilité (DNI) a été au préalable effectuée. Cela pourra empêcher la saisie de l’habitation du responsable en cas de besoin, à condition qu’il en soit bien évidemment le propriétaire. Le statut de Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle limite, lui, de façon naturelle cette responsabilité. Appartenant au régime micro-social simplifié, l’auto entrepreneur bénéficie d’une couverture sociale minimaliste. Il doit également payer des cotisations sociales (le fameux RSI) en fonction de son chiffre d’affaires. L’autre statut autorise une affiliation au régime général de la Sécurité sociale à condition que le président soit assimilé salarié et qu’il bénéficie ainsi d’une rémunération. Dans le cas contraire, il n’a droit à aucune couverture sociale et ne dispose pas non plus de protection sociale incluant une assurance chômage en raison de sa qualité de mandataire social.
Quelle fiscalité des bénéfices ?
Cette question est déterminante pour opter pour le meilleur statut. En effet, vous devez nécessairement avoir conscience que le statut d’auto entrepreneur permet uniquement de se dégager un salaire et non pas de se constituer un véritable patrimoine industriel à terme. Si tel était votre objectif, alors vous devriez vous orienter sans le moindre doute vers le statut de Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle. Il convient également de signaler que ce statut va également faciliter la transmission future de votre entreprise. De plus, avec les deux statuts, le lien direct entre la fiscalité des bénéfices et celle, personnelle, de son dirigeant subsiste largement. Ainsi, la localisation, l’âge ou encore le statut familial vont déterminer la fiscalité qui sera appliquée. Enfin, il existe également une différence notable entre les deux statuts dans la prise en compte des frais professionnels. L’auto entrepreneur a l’obligation de considérer l’intégralité de ses frais professionnels comme des dépenses personnelles. Il devra, en plus, payer la TVA à ses fournisseurs. Le statut de Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle autorise de considérer ses frais de communication, une partie de locaux personnels utilisés comme bureaux et ses frais liés aux déplacements comme faisant partie des dépenses d’ordre professionnel.
Des coûts de création plus importants
Créer une SASU implique des frais supérieurs au statut d’auto-entreprise. Cela s’explique notamment par l’importance accordée à la rédaction des statuts. Pour le faire dans les règles de l’art, il est largement conseillé de s’adresser à un professionnel. Comptez ainsi environ 500 € si vous vous adressez à un expert-comptable et trois à quatre fois plus avec le concours d’un avocat. Pour un coût moindre, vous avez également la possibilité de passer par un service en ligne. La différence de prix s’explique par le niveau de protection juridique que va vous assurer la bonne rédaction des statuts. Plus vous payez et mieux vous serez protégés juridiquement parlant ! Enfin, ce statut nécessite également de s’attacher les services d’un comptable afin de répondre à toutes les obligations légales en ce domaine.
Si malgré toutes ces explications, vous restez dans le doute concernant le meilleur statut pour votre future entreprise, rappelez-vous que l’auto-entreprise a été créée dans le but de démarrer sans contraintes administratives importantes et de tester la viabilité d’une idée. Il permet également de se créer une activité complémentaire à un emploi salarié. Le statut de Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle se rapproche lui davantage d’une véritable entreprise. Comme les autres, cette dernière disposera alors d’une valeur et elle pourra intégrer de nouveaux partenaires ou bien être transmise. Ces notions n’existent pas du tout dans le monde de l’auto-entreprise. Enfin, les erreurs de choix entre les deux statuts possibles mais ne paniquez pas pour autant ! Il est en effet permis de faire évoluer le statut d’une entreprise, même après sa création.
