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Vous avez votre projet, votre idée est formidable, votre étude de marché vous dit que vous serez millionnaire en deux mois, ou que votre événement aura un succès fou, mais… Vous n’avez pas la mise de départ. Il vous faut de l’argent pour mettre votre idée en application, et vous n’avez pas le moindre début de commencement de compte en banque garni.

Pas de panique, des solutions existent. Elles ont pour noms banquier, sponsor, love money, business angels et sociétés de capital-risque. Effrayant n’est-ce pas ? Dans cet article, nous nous occuperons des deux premiers. Le reste viendra ensuite.

Seduire-son-banquier

Séduire son banquier

On a peut être tendance à penser que depuis la crise, les banques ne sont plus très ouvertes aux demandes d’emprunts. C’est peut-être vrai, mais ça ne doit pas être une raison pour ne pas les démarcher. Si votre projet est viable, vous avez vos chances. Du moment que vous le présentiez bien.

Soyez exhaustif

Ne vous lancez pas à l’aveuglette. Lorsque vous serez en train de parler avec votre banquier, il sera trop tard pour se poser des questions. Un business plan de bonne qualité sera votre premier pas vers l’obtention de votre emprunt. Soignez évidemment la partie financière ; votre banquier sera peut être intéressé par le fait que vous ayez inventé le découpe-patate-minute, mais ce sera très probablement à titre personnel uniquement.

Votre dossier doit comparer les ressources dont vous disposez déjà avec celles dont vous aurez besoin pour lancer votre projet.  Il est important que vous présentiez de manière concrète ce pour quoi votre banque va vous prêter de l’argent.

Ce qui nous amène à un autre point : demander un montant réaliste.

Soyez réaliste

Le montant que vous demandez doit être en rapport direct avec votre apport personnel et vos fonds propres. Se renseigner sur les normes en la matière auprès de votre conseiller avant de demander l’emprunt me paraît être une bonne idée.

De même, vous devez réduire le risque pris par la banque qui vous accorde un emprunt. Pour cela, vous devez lui apporter des garanties. Je ne rentrerai pas dans les détails techniques à propos des nantissements et autres hypothèques, mais sachez qu’il est courant que les banques demandent à l’emprunteur une caution personnelle, ce qui annule l’avantage de certains statuts de création qui limitent la responsabilité de l’entrepreneur (EURL…).

Soyez têtu

Un refus n’est pas forcément définitif, demandez toujours les raisons précises du rejet de votre demande pour pouvoir relancer la procédure plus efficacement, ou tout simplement pour le prochain établissement sur votre liste de démarchage.

Trouver des sponsors

Mais si votre projet n’est pas une entreprise ? Si vous montez une association ou que vous organisez un événement, le recours à l’emprunt bancaire n’est peut être pas la bonne solution. Le sponsoring, au contraire, peut être adapté.

Sélectionnez les entreprises cibles

Commencez par faire une liste de vos besoins. Tout comme les banques, les entreprises préfèrent en général prêter du matériel, ou aider à financer un poste de dépense concret, que simplement donner de l’argent. Et c’est compréhensible.

Une fois vos besoins définis, cherchez des entreprises qui pourront y répondre. C’est ainsi que l’année dernière, lors de l’organisation du forum des éco-écoliers avec l’association Planet’s Cool, nous avons démarché une papeterie qui, en échange de visibilité (logo sur les affiches et plaquettes…), nous a fourni le matériel dont nous avions besoin.

Soyez exhaustif

Sans surprises, les entreprises ne sont pas moins exigeantes que les banques. Si le business plan n’est pas forcément adapté à une demande de sponsoring, un dossier partenaire bien monté sera souvent impératif. Préparez dans ce dossier des propositions de partenariats toutes faites (Lors de l’organisation du festival Artscéniques, nous avons envoyé à Coca-Cola un dossier partenaire dans lequel une des propositions était la tenue d’un stand de vente de boissons sur les lieux de l’événement). Le dossier partenaire fera également l’objet d’un prochain article.

Soyez réaliste

La simple visibilité sur vos supports de communication contentera sans doute les petites entreprises locales, mais ne sera certainement pas suffisant pour les grosses entreprises.

Soyez têtu

Un refus n’est pas forcément définitif ! Attention, je dis bien « pas forcément ». Si une entreprise vous claque la porte au nez en vous disant que le sponsoring n’est pas une option, réfléchissez bien avant de revenir à la charge. Si l’entreprise en question est un sponsor que vous devez avoir, alors changez votre approche et proposez une autre offre.