Si les grandes entreprises qui se répandent dans le monde entier vous viennent à l’esprit, vous allez dans la bonne direction. Mais il existe des firmes mondiales, multinationales et transnationales, et chaque type a ses propres caractéristiques. Ils ont tous dépassé les frontières de leur pays d’origine, mais il existe des différences en termes d’action, de répartition des pouvoirs, de structure opérationnelle, entre autres critères. La mondialisation n’a jamais cessé d’évoluer, et il en résulte des commerces de plus en plus puissants, capables de dominer les quatre coins de la planète. Au cours de l’histoire, de véritables empires économiques ont vu le jour, qui se développent sans limites, et l’internationalisation devient la règle pour les sociétés de toutes tailles. Votre entreprise est-elle déjà adaptée à la nouvelle réalité sans frontières ? Quelles sont donc les industries transnationales ?

Que sont les entreprises transnationales ?

Les établissements transnationaux, ou ETN, sont des organisations qui opèrent dans plusieurs Etats et dépassent les limites territoriales de leur matrice d’origine. Le terme “multinational” est progressivement remplacé par “transnational”, car il représente mieux les caractéristiques des nouvelles firmes mondiales. Il s’agit essentiellement de grandes affaires qui se développent sur différents territoires dans le monde à la recherche de marchés de consommation, d’énergie, de matières premières et de main-d’œuvre. Ces organisations répartissent souvent les étapes de production entre plusieurs unités dans le monde entier, en visant toujours la réduction des coûts et une plus grande efficacité de leurs processus.

Quid du concept ?

Les exploitations qui ont le pouvoir de coordonner et de contrôler les opérations dans plus d’un Etat, même si elles ne sont pas détenues par cette firme. L’AUNCTAD (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement) définit les industries transnationales comme suit :
Les établissements qui, quel que soit leur Etat d’origine, achètent des entités locales dans deux ou plusieurs Etats, liées par un contrôle d’actionnariat ou de telle manière qu’elles puissent exercer une influence significative sur l’activité des autres. Outre l’influence exercée, les unités opérationnelles partagent également entre elles des connaissances, des ressources et des responsabilités. Juridiquement, l’exploitation transnationale est proche d’un groupe d’exploitations ayant leur siège dans différentes régions, constituées selon des lois différentes, ce qui attribue une certaine autonomie à chaque entité. En général, il s’agit d’opérations qui nécessitent un processus complexe de coordination et de coopération, dont le capital social n’appartient à aucun Etat en particulier. En outre, elles se distinguent par le fait qu’elles monopolisent des parts importantes des marchés sur lesquels elles opèrent dans le monde entier.

Histoire des entreprises transnationales

Les industries transnationales sont la dernière étape d’un long processus d’internationalisation de l’économie, qui a eu son berceau dans le phénomène de la mondialisation à la fin du XXe siècle. Pour atteindre le format actuel, il a fallu la combinaison de facteurs tels que la forte concentration de capitaux dans les industries, les grandes fusions d’industries et les investissements massifs, en plus de l’informatisation qui a réduit les distances dans le monde entier.

En 1971, les industries transnationales contrôlaient le commerce mondial jusqu’à 80, et trois décennies plus tard, elles dominaient au moins un quart de la production mondiale, selon le Global Policy Forum. Aujourd’hui, les plus grandes opérations transnationales du monde ont des profits qui dépassent le PIB de nombreux Etats.

L’origine et l’évolution de l’internationalisation des entreprises

Depuis les années 1970, le développement des transports et des communications a permis aux industries de se faire une place sur le marché international. Ces avancées technologiques ont stimulé le processus d’internationalisation, qui a commencé avec un modèle de fédération coordonné par la matrice et qui s’est de plus en plus décentralisé. Les organisations ont dû devenir plus efficaces, multinationales et innovantes, en fragmentant leur production dans différentes parties du monde et en adoptant des structures plus flexibles.
L’extension des activités aux marchés étrangers est devenue obligatoire afin de profiter des opportunités commerciales qui découlent de la compétitivité, d’où l’importance de dépasser les frontières.

Quelles sont les actions et les avantages des entreprises transnationales pour l’économie locale ?

Les sociétés transnationales sont d’énormes et puissantes industries qui peuvent avoir un impact positif sur les économies des régions où elles sont établies. Selon une étude, les ETN ont tendance à prospérer davantage que les opérations locales et peuvent générer de nombreuses opportunités d’emploi, en particulier dans les pays en développement. En général, il s’agit de postes vacants plus qualifiés et de salaires plus élevés que sur le marché local. Une autre contribution importante des affaires transnationales est en termes de technologie et d’innovation, comme dans le cas des établissements d’extraction pétrolière qui introduisent des techniques plus efficaces dans plusieurs Etats. Il y a aussi le développement des infrastructures locales, qui renforce principalement les systèmes d’énergie électrique, d’eau et de transport. De plus, les taxes payées par les ETN augmentent les revenus des gouvernements locaux.

Quelle est la relation entre l’État et les entreprises transnationales ?

Les États ont pour fonction de contrebalancer le pouvoir des établissements transnationaux et de réguler leurs activités en fonction des politiques locales.

Lorsqu’il y a coopération entre les États et les ETN, le gouvernement facilite les négociations politiques sur les tarifs et les taxes, en plus de protéger les marchés de consommation et de garantir un accès privilégié aux firmes par le biais des marchés publics. D’autre part, l’État doit également garantir l’employabilité, la survie des industries locales et le respect des réglementations sociales et environnementales de la région.

Dans certaines situations, les intérêts des industries transnationales peuvent aller à l’encontre des obligations des États, ce qui constitue une relation délicate qui nécessite des efforts diplomatiques. Idéalement, la relation entre l’État et les RTE est une relation de symbiose, où le soutien de l’État est le moteur des établissements et où celles-ci contribuent au développement économique, social et technologique de la nation.

Qu’en est-il du contrôle international sur ces entreprises ?

Les industries transnationales sont toujours sous le feu des projecteurs des réglementations au niveau international, car leur énorme pouvoir doit être équilibré avec les marchés nationaux.

Dans les années 1970, les Nations unies ont même élaboré un code de conduite international pour les grandes opérations, qui a ensuite été remplacé par le Pacte mondial et la responsabilité sociale des entreprises (RSE). Ce type d’événement montre à quel point les lobbies des firmes sont puissants, ce qui rend difficile le contrôle et la moralisation des ETN.

Dès 1976, l’OCDE a lancé la “Déclaration de l’Organisation de coopération et de développement économiques sur l’investissement international et les exploitations multinationales”, qui établit des principes directeurs pour le comportement des industries. Ce document vise à garantir que les activités des commerces transnationales respectent les politiques gouvernementales, en renforçant la confiance et en améliorant le climat pour les investissements étrangers.

Quelle est la différence entre transnational et multinational ?

Les sociétés transnationales diffèrent des multinationales dans leur structure, car si les premières ne s’identifient pas à un Etat d’origine, les secondes sont des matrices qui achètent des filiales dans d’autres territoires.

Ainsi, les multinationales conservent un siège central pour les décisions, tandis que les opérations transnationales distribuent leurs ressources et leurs responsabilités à tous les régions dans lesquels elles opèrent.

Au sein d’une multinationale, la direction considère les opérations internationales comme un portefeuille d’affaires, tandis que les transnationales traitent leurs unités comme indépendantes, bien qu’elles travaillent pour le bien commun d’une firme.

Opportunités dans les entreprises multinationales et transnationales

Les multinationales et les transnationales représentent de nombreuses opportunités de développement de carrière et d’investissement. Les postes vacants dans ces industries sont généralement contestés, car elles offrent un environnement multiculturel permettant un large enrichissement personnel et professionnel.

Bien au-delà de la possibilité de voyager, les ETN se concentrent sur les innovations les plus visionnaires et se préoccupent de la qualification constante de leurs employés. Bien sûr, travailler dans un établissement mondial signifie avoir les portes ouvertes sur n’importe quel endroit du monde.

Exemples de multinationales installées au Brésil

Le Brésil abrite plusieurs multinationales de divers Etats du monde, qui ont trouvé ici des opportunités commerciales uniques. Consultez la liste des principales multinationales et transnationales présentes sur le sol brésilien. Nestlé est l’une des plus grandes transnationales présentes au Brésil, d’origine suisse et agissant dans le secteur de l’alimentation et des boissons. L’établissement se classe au 33e rang de la liste des plus grands établissements publics de Forbes Global 2000 et possède un total de 447 usines dans 194 Etats. Au Brésil, les affaires ont commencé en 1976 avec la vente de farine laitière traditionnelle.

Présence des multinationales brésiliennes à l’étranger

Les multinationales brésiliennes ont progressé de 78 % à l’étranger, selon une enquête de la Fondation Dom Cabral publiée dans le G1 en 2016. La même étude a révélé que près de 80 de ces établissements ont investi davantage à l’étranger en 2015, dans le but de réduire leur dépendance vis-à-vis du marché brésilien. Une autre donnée intéressante montre que les multinationales brésiliennes augmentent leur indice d’internationalisation et ont déjà atteint 33 Etats. La plupart de ces établissements préfèrent s’installer dans d’autres Etats d’Amérique latine, mais la tendance est qu’elles vont gagner le monde dans les prochaines décennies.

Exemples de multinationales brésiliennes

Il existe plusieurs multinationales brésiliennes prospères qui ont une présence marquée dans le scénario mondial. Bien que le pays compte encore peu des opérations de ce type par rapport à d’autres nations, celles qui parviennent à surmonter le scénario intérieur survivent mieux aux crises et conquièrent de nouveaux marchés avec brio. L’un des principaux est le groupe JBS, qui couvre des marques telles que Leco, Vigor et Friboi et investit en permanence dans l’innovation. Originaire de Goiás, l’organisation est considérée comme l’une des plus grandes industries alimentaires au monde et est présente aux États-Unis, en Australie, au Canada, au Mexique et à Porto Rico, entre autres pays. Tigre est également l’une des puissantes transnationales du Brésil, présente dans plus de 30 pays et leader dans la fabrication et la distribution de tuyaux et d’accessoires.
Pour conclure, Natura a étendu ses activités à l’Argentine, au Chili, à la Colombie, au Mexique, au Pérou, au Venezuela, à la France et aux États-Unis, et a reçu un prix du PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement) pour son initiative entrepreneuriale.

Exporter

L’exportation est le moyen le plus évident de conquérir les marchés étrangers, avec un faible risque pour l’industrie. Les transactions peuvent être effectuées par des intermédiaires dans le pays de destination, tels que des distributeurs et des agents, ou des exploitations locales spécialisées dans le commerce extérieur. Pour se consolider en tant qu’exportateur, l’industrie doit renforcer sa gestion, élargir sa connaissance des marchés cibles et établir une relation de confiance et de partenariat avec ses clients.

Entreprises communes

Une joint-venture est une association entre deux ou plusieurs exploitations pour unir leurs forces dans le développement d’une certaine activité. C’est comme un mariage, où chacune des parties contribue avec une dot à la création d’une exploitation commune. Les risques sont considérablement plus importants, mais les rendements peuvent également être exponentiels, surtout lorsque l’objectif est d’étendre les frontières.

Conclusion

Dans un monde pratiquement sans frontières économiques, les transnationales se développent rapidement et redéfinissent la dynamique du Capital. Plus riches que de nombreux États, ces méga-corporations sont devenues une force centrale qui a un impact sur l’économie, la politique et la société à différents niveaux.

À mesure que ces géants se développent, les États s’adaptent pour équilibrer le scénario économique et profiter des avantages apportés par les ETN. La tendance est que, de plus en plus, l’internationalisation devient obligatoire pour les sociétés qui souhaitent rester compétitives et étendre leurs marchés.