Le mot d’ordre, en temps social, est l’interaction. Le feedback, l’interaction directe, la communication bidirectionnelle avec les utilisateurs sont les mantras du marketing contemporain et, pendant une courte période, il est apparu que les réseaux sociaux devaient entièrement remplacer toutes les autres formes d’interaction entre la marque et le public. Pourtant, en de nombreux endroits, on parle de la renaissance d’un instrument qui semblait destiné à tomber à jamais dans l’oubli : le bulletin d’information. Beaucoup l’ont abandonnée, beaucoup la considèrent comme une nuisance ou une perte de temps, et pourtant, comme le vinyle et la contrebande de cigarettes, la newsletter ne semble pas destinée à devenir définitivement vintage. Les bulletins d’information sont devenus, curieusement, un outil de communication exclusif et privé qui rentabilise le temps passé à les lire par des informations et des interactions qu’on ne trouve pas ailleurs. Bien sûr, chaque réussite est un exemple et il y a de nombreuses raisons pour lesquelles un bulletin d’information peut encore être un outil utile. En voici quelques uns.

Rétroaction et interaction

Mais comment, n’étaient-ils pas les mots d’ordre des réseaux sociaux ? Oui et non. La tendance actuelle des réseaux sociaux se rapproche de plus en plus de la radiodiffusion. Jetez un coup d’œil à la page Facebook de toute grande marque : dans la plupart des cas, le gestionnaire de la page communique un certain nombre d’informations à un public large et indistinct, qui commente, ce qui permet à la marque de recueillir des informations précieuses en retour, mais sans réelle interaction. Bien sûr, la gestion de ces interactions est essentielle pour maintenir la bonne réputation en ligne de la marque, mais dans la plupart des cas, il n’y a rien d’exclusif dans cette relation. Un bulletin d’information permet de maintenir un contact direct et spécifique non pas avec le monde entier, mais avec un petit cercle de destinataires qui sont censés avoir déjà manifesté un intérêt pour la marque et constituent donc un groupe d’audience beaucoup plus précieux que les masses indistinctes.

La newsletter reste l’outil marketing le moins cher

L’objection évidente est que les réseaux sociaux sont gratuits, mais la réponse évidente est que les campagnes promotionnelles ne le sont pas, et la plupart des réseaux sociaux ne donnent pas le meilleur d’eux-mêmes sans un investissement promotionnel. Les outils de gestion des bulletins d’information sont souvent gratuits ou disponibles avec des abonnements de base très bon marché et leur coût est généralement proportionnel au nombre de contacts réels que vous atteignez. Cela vous permet de calculer votre retour sur investissement avec plus de précision, surtout si vous utilisez la newsletter comme outil de vente. En fait, il sera possible de comparer directement le rendement des pistes générées avec le coût du service, ce qui facilitera grandement le budget.

Les aperçus, les surprises et l’exclusivité

Facebook et Twitter sont comme une conférence de presse sans fin. Chaque déclaration est officielle, publique et potentiellement définitive (bien que de nombreuses marques ne l’aient pas encore comprise en profondeur et ne prêtent toujours pas attention à ce qu’elles écrivent). Une newsletter est un espace beaucoup plus intime, ce qui la rend parfaite pour des avant-premières exclusives. Si vous êtes sur le point de lancer un produit ou un service et que votre stratégie de marketing consiste à donner un aperçu exclusif à un petit public afin de susciter l’anticipation et le battage médiatique parmi votre public, il n’y a pas de meilleur endroit pour commencer que les membres de votre bulletin d’information. Ceux qui vous suivent régulièrement sont le public cible idéal à gâter avec des prix et des contenus non accessibles au grand public. Cela vous aidera à cimenter une relation durable sur laquelle vous pourrez construire la croissance de votre marque.

Bonnes pratiques

Un conseil : n’inondez pas vos destinataires de messages inutiles. Un message par mois est plus que suffisant. Enfreindre cette règle revient à vous condamner à l’indignité de votre dossier de courrier indésirable. Ce que beaucoup de gens ne comprennent pas, en fait, c’est que le point faible de la lettre d’information en tant qu’outil de communication coïncide avec sa grande force : le courriel que vous recevez est un message privé, dans votre boîte de réception. Quel que soit son destin, il attirera l’attention du lecteur pendant au moins quelques secondes. Ces moments d’attention sont vitaux : ils peuvent devenir une ouverture ou même une réponse à un appel à l’action, ou un rapport de spam. Tout dépendra de votre sens des proportions.