Il est abordé ici ces quelques mots magiques qui accompagnent la communication et l’image d’une marque. Les appeler slogans est mal (dépassé et trop générique), tout comme la revendication ou le titre (la promesse “criée” comme phrase centrale d’une campagne publicitaire) : le bon terme est tagline ou signature. C’est cette petite phrase que vous mettez habituellement à côté du logo et qui renferme l’essence même de la marque, ce qu’on aurait appelé autrefois “la devise de l’école”.

Le slogan n’est plus seulement l’apanage des multinationales et des grandes marques (Nike, Coca Cola, Barilla, etc…), même ceux qui travaillent dans le monde de l’éducation, sous ses différentes formes, ont besoin de communiquer efficacement et rapidement ce qui représente la société et souvent la création de ces slogans est plus indigeste que prévu.

Voici nos 5 conseils pour écrire un bon slogan :

Tout le monde ne sait pas le faire ! 

Tout d’abord, que vous deviez la faire vous-même ou la confier à quelqu’un d’autre, gardez à l’esprit que la création d’un slogan n’est pas un travail que vous pouvez faire collectivement, en laissant tout le monde s’exprimer.

Si les personnes chargées du marketing et de la communication connaissent bien votre réalité, laissez-les s’exprimer, c’est leur travail, et ne laissez pas les suggestions, demandes ou impositions de quelque nature que ce soit venir d’en haut, d’en bas et de côté. Chacun dans l’école ou l’université aura sa propre idée de ce qu’il aime et de ce qu’il pense qu’il faut communiquer, mais cela ne veut pas dire que c’est une bonne idée de rassembler toutes les opinions et de les laisser coexister dans un chaudron, ou de laisser le “plus apte” décider.

Le slogan n’est pas un élément séparé, une simple question de créativité, c’est une question de marketing et devrait faire partie d’une stratégie globale.

Demandez-vous Qui vous êtes ?

Il va sans dire que cette petite phrase doit vous représenter autant que votre logo. Cela signifie que vous devez d’abord comprendre quel concept vous souhaitez le plus transmettre.

Concept signifie toute caractéristique, mais bien sûr aussi dans ce cas, moins est plus : n’essayez pas de mettre tous les mots-clés qui vous viennent à l’esprit dans la même phrase. Au contraire, il est souvent préférable d’oublier le concept du mot-clé lui-même.

Dans cette phase, l’accent doit être mis sur certaines questions auxquelles vous devez essayer de répondre:

Soignez la forme

La forme est tout aussi importante, parfois plus importante que le contenu. Pourquoi ? Parce que ce que vous écrivez doit communiquer quelque chose et éventuellement devancer les personnes qui forment votre groupe cible, donc surtout les étudiants.

Aristote ou Hegel ont certainement exprimé un grand nombre de concepts intéressants ainsi que liés à leur vision du monde, mais une phrase extrapolée de la Phénoménologie de l’esprit ne sera jamais rentable. Le contenu et la forme doivent être bien équilibrés et il vaut parfois mieux insister sur la forme, exagérer, ajouter du poivre, du caractère.

Mieux vaut une assonance bien faite et joyeuse qu’une longue phrase ennuyeuse ou le classique et plat trois mots comme : Connaissance. Créativité. Dédicace.

Touchez votre cible

Un autre point très important à ne pas négliger est la question : à qui s’adresse ma communication ?

Par exemple, dans le cas des Formations : un cours qui a une majorité de femmes inscrites et qui veut renforcer cette particularité devra essayer de se concentrer encore plus sur la sensibilité féminine et l’exclusion de l’autre moitié du ciel. Inversement, si le même cours veut élargir sa base masculine, il devra alors viser davantage à adoucir sa nature trop orientée vers le genre.

De la même manière, une Faculté d’économie ne s’adressera certainement pas aux mêmes personnes qu’une Faculté d’archéologie. Soyez donc sélectif, intriguez votre segment au prix de ne pas plaire à tous les autres. Établissez votre objectif et stimulez les esprits qui peuvent avoir un intérêt ou un penchant pour ce que vous offrez, en laissant les autres en dehors de cela.

Si vous le jugez utile pour la stratégie de marketing, différenciez l’image et le rendement sur chaque cours individuel, faculté par faculté.

Différencier, différencier, différencier

Si vous avez suivi les suggestions précédentes, vous l’avez probablement déjà esquivée, mais il est toujours bon de se rappeler l’une des erreurs les plus courantes dans le domaine des slogans universitaires.

Qui n’a jamais entendu “L’avenir est entre vos mains”, levez la main !

C’est le slogan ou la réclamation typique vu et examiné à toutes les sauces. Il est utilisé par un très large éventail de projets, d’ateliers et de conférences liés à la formation, sans parler de toutes les réalités extérieures Enel, INAIL, Greenpeace, divers politiciens, etc.).

Le point est : que comptez-vous montrer davantage ? Qu’est-ce que vos clients disent de vous ? 

Pour éveiller la curiosité, vous devez vous différencier des autres, sortir des schémas mentaux habituels et les passer en revue des milliers de fois…

Si vous voulez vraiment vous inspirer d’une réalité, regardez ceux qui ont créé quelque chose de vraiment immortel (Nike, Redbull, Barilla, etc.).Ici, bien sûr, ce n’est pas de dire qu’il faut copier un slogan réussi pris au hasard sur le marché.

Creusez vos motivations, enquêtez sur votre nature, regardez autour de vous, soyez engageant et différent, et si tout cela, pour une raison ou une autre, ne devrait pas produire un résultat qui vous satisfasse, alors considérez aussi l’hypothèse de laisser tomber : un bon slogan est toujours quelque chose de plus, mais mieux vaut pas de slogan qu’un slogan médiocre et sans âme.