Scroll to Content

N’est pas homme d’affaires qui veut, monter son propre business demande impérativement de la rigueur, et par-dessus tout du savoir-faire, de l’expérience et de la maîtrise de la filière dans laquelle la personne désire investir. Ces caractères constituent les ingrédients de base d’une entreprise prospère, au détriment des jeunes non expérimentés qui aspirent à intégrer cet univers. Les difficultés inhérentes au monde de l’entrepreneuriat peuvent décourager alors que percer dans ce domaine est possible. Découvrez les conseils avisés fournis à l’intention des étudiants qui projettent de créer leur start-up.

1. S’organiser pour monter le projet

Naissant de l’imagination débordante et des idées novatrices des jeunes, les start-up émergent en nombre important et sont devenus un facteur de croissance économique non négligeable pour un pays. De ce fait, les étudiants détenteurs de projet sont encouragés à agir et à procéder à la création d’entreprise pour y donner forme. Dans cette optique, l’impétuosité et l’impatience sont très mauvaises conseillères et risquent d’induire l’intéressé en erreur. En effet, les étudiants pleins d’énergie et d’ardeurs peuvent se précipiter et prendre des décisions hâtives qui ne sont pas toujours favorables au business. A priori, la notation de toutes les idées sur un support évite les oublis. Le recoupement de ces données ne suffit pas puisque leur pertinence doit être vérifiable pour garantir la faisabilité et la rentabilité du projet. Le choix d’une activité, d’un produit ou d’un service requiert quelques analyses, bien qu’à première vue l’idée du business à créer semble mirobolante.

D’une manière générale, les questions ultimes à se poser portent sur la viabilité du projet selon le modèle économique adopté, sa faisabilité compte tenu du contexte et sa désirabilité. Ce dernier critère consiste en une étude de marché visant à constater les besoins et les attentes des clients, des consommateurs et des utilisateurs par rapport aux produits et services à fournir. Justement à propos de cette analyse prospective, la fiabilité du résultat est décisive dans la mesure où elle permet de mieux s’orienter et de ne pas faire fausse route. Une bonne étude de marché n’a rien d’une constatation superficielle puisque tous les détails sont à examiner en profondeur et les différentes voies à explorer. Le marché en lui-même, la demande, les concurrences ainsi que les tendances et l’environnement doivent être analysés. Dans cette optique, l’étudiant doit établir son design thinking.

Les étapes à suivre sont le business plan, le cahier des charges et le pitch. Le dossier de création d’une jeune entreprise, peu importe sa forme juridique, exige la fourniture des documents susmentionnés. Ces pièces sont constamment requises jusqu’à la création effective de la start-up, et même tout au long de sa vie. La diversité des secteurs et des spécialisations fait que tous les porteurs de projet ne possèdent pas forcément la compétence requise pour tout organiser et pour monter leur dossier. Le recours à l’expertise des consultants qui offrent des prestations de montage de projet et de création d’entreprises peut aider les étudiants. Cependant, le professionnel engagé doit être une personne de confiance qui accompagne réellement son client dans son projet, et non une fine lame qui risque de s’approprier l’affaire ou de la vendre au plus offrant.

2. Savoir concilier gestion de ses études et création de sa start-up

Le manque de temps est l’une des grosses difficultés auxquelles les étudiants qui projettent de créer une startup font face. L’assistance au cours présentiel, les travaux de groupe, les révisions et tous les impératifs incombant aux porteurs de projet dans le suivi de leurs études accaparent une grande partie de leur journée. En parallèle, les jeunes entrepreneurs individuels doivent lancer leurs affaires et ce travail exige du temps et de l’implication. Trouver un modus vivendi est de rigueur pour pouvoir concilier le tout. Par ailleurs, peu importe la filière suivie durant les études supérieures, tirer parti des cours et des expériences des professeurs est un avantage qui peut aider à propulser la start-up.

3. Donner forme à la start-up

La constitution du dossier de création d’entreprises requiert une adresse physique. La façon la plus judicieuse de disposer d’un bureau physique est la location d’un espace de coworking. Les moindres frais et l’absence de procédures lourdes en sont son avantage. La domiciliation de la start-up peut se faire à cette adresse, à l’entrepreneur de voir les détails avec les bailleurs propriétaires.

4. S’assurer des obligations légales pour pouvoir créer sa start-up

La création et la réussite d’une start-up exigent le respect des obligations inhérentes à ce type d’entreprise. Les dossiers cités auparavant sont nécessaires pour pouvoir procéder à cette étape. L’étudiant doit choisir la dénomination sociale de sa start-up, son statut social au sein de cette nouvelle entreprise, le régime fiscal et la forme juridique de cette dernière. Chaque étape est cruciale dans la mesure où la vie de la start-up en dépend. L’accompagnement d’un expert est recommandé pour que toutes les démarches se déroulent sans encombre, comme l’enregistrement auprès du greffe du tribunal de commerce par exemple. En cas de doute ou d’hésitation, ce professionnel peut également aider, comme pour le choix du régime qui permet d’avoir une idée de l’impôt sur les sociétés. Une fois la start-up créée légalement, les propriétaires peuvent ouvrir un compte bancaire au nom de l’entreprise et bénéficier des produits suggérés par les institutions financières.