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Nombreux sont les entrepreneurs qui pensent que devenir franchisé ne comporte pas de risques en matière d’investissement, mais c’est faux. En effet, pour créer une franchise qui marche, il faut bien se préparer en amont, c’est-à-dire avant d’intégrer un réseau. Découvrez quatre erreurs à éviter pour ne pas vous faire phagocyter dans cet environnement d’apparence convivial, mais dangereux.

Ne pas collecter suffisamment d’informations sur le franchiseur

Choisir un réseau rentable est l’une des étapes les plus délicates lorsqu’on souhaite créer sa franchise. En effet, après avoir choisi un secteur d’activité, vous devez vous mettre en quête du franchiseur qui correspond le mieux à vos objectifs, ainsi qu’à votre budget. Lors de cette prospection, il faut collecter un maximum d’informations sur les réseaux présélectionnés, avant de rencontrer leurs responsables. L’objectif est d’acquérir le plus de données possibles pour éviter de choisir une franchise sur une bonne impression. Certes, il faut que vous vous sentiez en confiance pour le bien de la collaboration future, mais cela n’est pas suffisamment. Votre choix doit être basé sur des faits vérifiables.

En effet, pour bâtir une franchise rentable il faut sélectionner votre réseau partenaire sur la base de critères rationnels, et non sur les promesses d’un commercial sympathique. En plus des données collectées en externe, chaque tête de réseau doit vous communiquer un certain nombre d’éléments : mesures d’accompagnement, programme de formation, manuel d’exploitation, etc. Chaque source d’information compte. Et même, lorsque vous seriez tenté de signer, consultez bien le DIP (Document d’information précontractuel). Il vous présentera l’entreprise dans les détails :

  • identité (forme juridique, montant capital, domiciliation bancaire…),
  • état du réseau (listes des franchisés, évolution du réseau sur les cinq dernières années…),
  • présentation du marché (état général du marché, état local du marché, perspectives de développement…),
  • résultats de l’entreprise (comptes annuels pour les deux derniers exercices),
  • clauses du contrat (durée, conditions de renouvellement, montant des investissements nécessaires…).

Ce n’est qu’en croisant toutes ces informations de manière efficace que vous pourrez prendre une bonne décision.

Sous-estimer l’importance de l’étude de marché

Ouvrir une franchise est un business comme les autres. Cela signifie qu’un tel projet comporte des opportunités et des risques. Pour limiter ces risques et faciliter la rentabilisation des opportunités qui se présenteront, il faut mener une étude de marché efficace. Ainsi, vous pourrez visualiser toutes les caractéristiques du marché dans lequel vous souhaitez évoluer. Les risques éventuels seront mis en évidence, et vous décèlerez les opportunités avec plus de facilité.

En outre, sachez qu’une une bonne étude de marché n’est pas exclusivement quantitative, il faut aussi mettre l’accent sur la qualité des données recueillies. Vous devrez donc vous rassurer que les informations collectées sur l’offre, la demande, les fournisseurs, la réglementation et l’environnement de votre marché sont de qualité. L’étude de marché est une étape nécessaire à la rédaction d’un bon business plan. Si votre étude de marché n’est pas rigoureuse, votre business plan sera biaisé.

Ne pas maîtriser son business plan

Pour préparer un bon business plan, il faut collecter le maximum de données chiffrées, mais surtout, vous devez en maîtriser le contenu. Evitez de vous lancer dans une activité dont vous ignorez les fondements sans être préparé au préalable. Certes, les franchises sont plus rassurantes vis à vis des banques, mais cela n’est pas suffisant. Vous devrez être suffisamment outillé pour convaincre votre banquier. Votre franchiseur vous fournira beaucoup d’informations, mais il faut être capable de les compléter et surtout de les comprendre. Non seulement vous devez les maîtriser, mais aussi, vous devez être capable d’en donner la meilleure interprétation possible.

Par exemple, si vous indiquez 25% d’achat dans votre business plan mais que vous êtes incapable de les justifier, alors vous serez peu crédible. Si vous présentez des machines et que vous n’arrivez pas à expliquer leur rôle dans le processus de production, vous n’inspirerez pas confiance. Parmi les données qu’il vous faut maîtriser, le chiffre d’affaire est l’une des plus délicates. Non seulement sa prévision doit être définie avec rigueur, mais aussi, vous devez le comprendre dans les moindres détails. Vérifiez-en les chiffres au moins de deux manières distinctes, pour éviter toute mauvaise surprise. Ne vous fiez pas uniquement aux données fournies par le réseau de franchise.

Sous-évaluer ses besoins financiers

De même que pour le business plan, l’élaboration d’un plan de financement requiert un travail bien ficelé. Il faut tenir compte de tous les paramètres capables d’influencer la fluctuation de vos besoins au cours de l’évolution de votre projet. En outre, il vaut mieux prévoir une marge suffisamment large pour pallier aux ennuis financiers que pourraient générer cette fluctuation. C’est la raison pour laquelle il est important de disposer d’une trésorerie suffisante pour couvrir l’ensemble des dépenses liées au droit d’entrée, à l’emplacement immobilier, au frais divers et surtout aux imprévus.